Crédits aux ménages : opportunité, risques d’endettement et déchirements
28 Jul, 2014

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Mon journal - Quotidien national d’Information

Une dizaine de banques, tant publiques que privées, ont développé une gamme de crédits et facilités de paiement variés et répondant à des besoins précis. Selon les chiffres disponibles, la population concernée est de près d’un million de ménages. Octroyés pour l’acquisition de biens d’équipement notamment électroménagers, véhicules, accès au logement et la facilitation de besoins particuliers, ces types de crédits se sont fortement développés.

Toutefois, souvent, ces crédits se terminent devant les tribunaux, pour incapacité de paiement, ou dans le déchirement du couple, ou dans la douleur de rembourser mensuellement des dettes contractées. Le citoyen devient un automate jeté dans un monde artificiel. Ces facilités bancaires lui permettaient d’avoir accès à la voiture, puis à la location, mais, dans le meilleur des cas, il passe sa vie à courir pour rembourser ses dettes. Ses moments de temps libre, il les passe à s’approvisionner en nourriture, puis court  s’enfermer dans un chez- soi rassurant.

 

L’administration se charge aussi de faire rétrécir le temps des citoyens, en les noyant dans des tonnes de paperasses inutiles, mais nécessaires pour les contrôler et les garder à l’œil. Pour un simple achat de réfrigérateur, il est redevable de chèques barrés, un relevé de compte postal courant, un apport financier initial pouvant atteindre 20 % du montant de l’achat, un extrait de naissance, une fiche familiale, une fiche individuelle, deux photos, un certificat de résidence, copies légalisées de la carte d’identité et du permis de conduire, une attestation de travail, une carte d’assurance sociale et un relevé des émoluments.
Les banques n’étant jamais à court d’idées pour extorquer les paisibles fonctionnaires, des prêts sont octroyés aux ménages en difficulté, aux pères de famille rangés et aux couples travailleurs. Une fois rassuré sur la solvabilité du contractant, le prêt est alors consenti, avec des pourcentages ahurissants, et le citoyen, pris à la gorge entre des besoins pressants 
et un remboursement écrasant, signe de sa propre main sa condamnation aux travaux forcés.
 
Le crédit à la consommation : Le plus prisé
Selon nos sources, les prêts représentent actuellement pour les banques un volume de plus de 100 milliards de dinars (sur un volume de plus de 200 milliards de dinars de crédits aux particuliers). Ce volume reste cependant insignifiant par rapport aux surliquidités dont disposent les banques publiques essentiellement.
Cependant, les particuliers constatent de plus en plus que les conditions d’accès aux crédits, qui étaient avantageuses et diversifiées au départ, ont commencé à se durcir, notamment au niveau des banques étrangères installées en Algérie.
Pour les ménages intéressés par ces formes de prêts bancaires, le risque de surendettement, pas très évident au départ, devient de plus en plus évident. Des couples ont vu leur union voler en éclats pour incapacité de rembourser à temps, ce qui a généré des tensions entre eux difficilement soutenables. 
Ce qui avait poussé, il y a quatre ans, le gouvernement à annuler purement et simplement le crédit bancaire à la consommation.
Récemment, la circulaire de la Banque Centrale à propos des crédits à la consommation a donné lieu à maintes interprétations, notamment la suppression de toute possibilité  de retrait à découvert ou ce qu’on appelle communément  «le rouge». L'Institut d'émission précise que toutes ces opérations sont en fait des avances sur salaire consenties par les banques et constituent de ce fait des facilités conjoncturelles qui sont remboursées concomitamment avec la domiciliation de salaire. Une couverture religieuse halal sous-tend cette banque
 
Al Baraka Bank Algérie se lançait il y a 4 ans dans le crédit immobilier
Après les crédits auto et les crédits à la consommation, la banque Al Baraka d’Algérie se lance dans le crédit immobilier. La banque Al Baraka d’Algérie ambitionne de se développer dans les crédits divers et annonce l’assouplissement des conditions d’accès au crédit bancaire.
 La banque Al Baraka d’Algérie est le premier établissement bancaire à capitaux mixtes (publics et privés). Créée le 20 mai 1991, avec un capital de 500.000.000 DA, la banque a entamé ses activités bancaires proprement dites durant le mois de septembre 1991. Depuis 2001, la banque a inauguré les produits de banque de détail, c’est-à-dire ceux destinés aux particuliers tels les véhicules, et s’est  lancée  dans les crédits à la consommation pour les équipements ménagers et biens immobiliers.
Al-Baraka touche à tous les secteurs- clés de l’économie : agroalimentaire, industrie, bâtiment, pharmacie,  et participe même au financement du transport maritime. Aujourd’hui, la banque recense 65 000 clients et quelque 85 000 comptes ouverts auprès de ses  guichets. Toujours au chapitre des nouveautés, Al Baraka Bank revoit le niveau de son concours financier à la hausse et le porte de 1 million de dinars à 2 millions de dinars, c’est-à-dire qu’un client peut dans ce cadre bénéficier d’un prêt réel pouvant atteindre les 2 millions de dinars, le reste étant à sa charge pour peu que son revenu le lui permette. Al Baraka Bank est aussi devenue La Mecque de nombreux postulants au financement bancaire. 
Cette institution de droit algérien, qui appartient à hauteur de 50% à la Badr et le reste au Saoudien cheikh Salah Abdallah Kamal, basé au Bahreïn, offre une  «  couverture  » religieuse à ceux qui rechignent à s’engager avec les banques conventionnelles. Un créneau très porteur qui place Al Baraka dans une position de monopole. Enfin, il faut souligner que  la scène bancaire nationale a vu, ces dernières année, l’émergence de plusieurs acteurs importants sur le marché du crédit immobilier à l’instar de la Société Générale Algérie, Arab Banque et plus récemment de Cetelem, spécialiste du crédit aux particuliers, forçant dans leur sillage les banques nationales telles la BADR, la CNEP Banque, la BNA, etc. à suivre le mouvement parfois malgré elles.  Tout cela a eu pour effet de dynamiser un marché du crédit quasi inexistant et de susciter de nouvelles habitudes de consommation des Algériens. 
Le crédit immobilier constitue donc le moyen efficace pour un cadre ou un employé de voir son rêve d’accession à la propriété se réaliser dans des délais raisonnables.  Et les intervenants dans ce secteur ne s’y sont pas trompés tant la demande semble forte et le potentiel de progression important.
 
Le retour au crédit à la consommation en débat au gouvernement
Depuis que le gouvernement avait décidé, il y a quelques années, de supprimer le crédit à la consommation, les ménages algériens ont jasé. Il est vrai que ceux qui ont « pris » de l’argent avant eux, passent pour des chanceux, malgré le fait que le remboursement les étrille tous les jours. Toutefois, des sources affirment aujourd’hui, que le gouvernement Sellal est de nouveau tenté par le retour au crédit à la consommation, mais avec de nouvelles conditions. S’il est vrai que le nouveau règlement du Conseil de la monnaie et du crédit, datant de novembre 2011 et portant refonte, enrichissement et renforcement du dispositif de contrôle interne et les règles de bonne gouvernance a eu l’effet escompté, la plus haute autorité monétaire du pays entend maintenant passer à une nouvelle vitesse. En effet, la place financière algérienne connaîtra la mise en marche d’une  nouvelle adaptation normative.
C’est ainsi que le système de notation des banques, décidé il y a deux ans, devrait entrer incessamment en activité à travers la notation de deux banques, une privée et l'autre publique. Pour précision, ce mécanisme de notation des banques activant sur la place algérienne permet de les classer selon le niveau de leurs performances par rapport au niveau de leur maîtrise des risques. En outre, la Centrale des risques destinée à éviter le surendettement des ménages sera  modernisée et incluse dans une nouvelle infrastructure dès 2013 et sera  en mesure de recevoir les déclarations bancaires de tous les crédits quels que soient leurs montants.
L'actuelle Centrale des risques ne déclare que les crédits d'un montant supérieur à 2 millions de dinars (20.000 euros). La mise à niveau de cette centrale de risque pourrait ouvrir la voie au retour du crédit à la consommation puisque son annulation, par la loi de finances de 2009, a été motivée par une espèce de surendettement des ménages.
 
Le FMI exhorte l’Algérie à relancer le crédit à la consommation 
 
Zeine Zeidane, le chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) récemment en visite en Algérie, a exhorté le gouvernement algérien à entreprendre davantage d’effort afin d’améliorer l’environnement de travail et de réduire le taux d’inflation à hauteur de 4 % ainsi que de relancer le crédit à la consommation.
Zeine Zeidane qui a visité l’Algérie dans le cadre des consultations annuelles entre cette instance internationale et les pays membres, a souligné, lors d’une conférence de presse tenue à Alger, que le gouvernement algérien devait faire face à quatre (4) sérieux défis, à savoir la réduction du taux d’inflation estimé à la fin de l’année en cours à 8.5%, la réduction de sa dépendance en matière des hydrocarbures et le développement des industries locales afin de satisfaire les besoins domestiques.
Le haut conseiller au FMI a toutefois reconnu les efforts notables entrepris par l’Algérie à plusieurs niveaux, mais il estime aujourd’hui qu’Alger est appelée à améliorer son environnement de travail, à savoir notamment les investissements étrangers, la création d’investissements directs tout en affirmant que le pays pourrait bénéficier des moyens du marché mondial si elle améliorait ses règles et l’environnement d’investissement.
Zeide Zeidane a en outre mis l’accent sur la nécessité de limiter la règle 51/49 incluse dans la loi de finances complémentaire 2009 pour les secteurs stratégiques, afin d’attirer plus d’investissements directs étrangers (IDE).
Pour étayer ses dires, l’interlocuteur s’est appuyé sur les conclusions d’une étude élaborée par la Banque mondiale, qui concerne 88 États y compris l’Algérie, qui démontrent que seule cette dernière continue à appliquer ladite règle.
Le représentant de l'institution de Bretton Wood's prévoit un taux de croissance estimé à 2.5% en Algérie pour l’année prochaine, tandis que le gouvernement algérien a émis l'espoir d'atteindre un taux de croissance estimé à 4 ou 4.5%.
 
La BDL fait son marketing : le crédit immobilier aux particuliers
 
La BDL vous offre un large éventail de possibilités relatives au financement de l'achat, de l'aménagement et de la construction de votre logement. Le crédit immobilier de la BDL est destiné à financer aussi bien l’autoconstruction, que l’achat d’un logement auprès d’un particulier ou un promoteur immobilier public ou privé, ou encore l’extension et l’aménagement d’une habitation existante. La BDL finance également, la vente sur plan et l'achat dans le cadre de coopératives immobilières.
Depuis peu, et pour élargir davantage la gamme de crédits immobiliers offerte, la BDL a intégré dans son dispositif, le crédit aux promoteurs immobiliers, pour le financement des projets de construction de logements destinés aussi bien à la vente qu'à la location.
Quel que soit votre projet immobilier, la BDL vous aide à le réaliser
 Vous envisagez l’achat auprès d’un promoteur, d’un logement neuf en habitat collectif, semi -collectif ou individuel ?
La BDL peut financer votre projet.
Vous comptez acquérir un logement neuf avec l’aide de la Caisse Nationale du Logement ?
La BDL peut financer votre projet.  Vous avez pour projet l’achat d’un logement ancien auprès d’un particulier ?
La BDL peut financer votre projet.
Vous avez fait le choix d’auto- construire votre logement avec l’aide de la Caisse Nationale du Logement ?
La BDL peut vous octroyer un financement.
Vous vous engagez dans l’extension de votre habitation ?
La BDL vous apporte le financement.
Votre avez opté pour un logement neuf en vente sur plan (VSP) ?
La BDL vous apporte les crédits.
Le logement social participatif (LSP) vous intéresse ?
BDL vous aide à concrétiser votre projet.
La banque islamique Al Salam Algérie étend ses services aux particuliers
La création de la banque Al Salam Algérie est le fruit d’une coopération émiratie et algérienne. La banque a été constituée avec un capital souscrit et libéré de 7.2 milliards de dinars algériens, soit 100 millions de dollars américains, en vue d’offrir des services bancaires islamiques adaptés, allant de pair avec le rythme du développement en Algérie, mais aussi en vue de faire face aux futurs défis sur les marchés local, régional et international.
La banque islamique Al-Salam se donne comme objectif de devenir leader sur le marché algérien, à travers des services bancaires novateurs assurant une performance de qualité supérieure et des taux de revenus maximaux pour les clients et les actionnaires. 
La banque opère selon une stratégie qui concilie les exigences du développement économique dans les services vitaux en Algérie, avec le respect des principes et valeurs islamiques enracinés.
La liste des fondateurs de la banque comprend un nombre de personnalités et d’institutions financières éminentes, à savoir : Emaar Real Estate Company and Amlak Financing Company, Dubai Islamic Insurance Company, Amane, la banque Al-Salam (Bahreïn), la banque Al-Salam (Soudan), Leader Capital Company, Zoaibel Investment, Al-Batin Investment, International Investment Group.
Le siège social, situé à Dely Brahim, abrite la première agence de la banque qui est réservée aux grands investisseurs. Une deuxième agence dédiée aux particuliers vient d’ouvrir à Bab Ezzouar. Le réseau devrait connaître un développement durable dans les années à venir.
Les services proposés par la banque Al Salam s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. 
Al-Salam Bank offre une large variété de services : comptes d’épargne, financement immobilier (financement de l’immobilier en vue de l’acquisition d’un logement neuf, rénové ou de la construction ou de l’aménagement d’un bien), dépôts participatifs, certificats d’investissement, coffres de sûreté, services bancaires par téléphone, via Internet, via SMS et via le bureau de contact clientèle.
Les financements sous forme de mourabaha ou Idjar sont accordés pour une durée allant jusqu’à 20 ans à hauteur de 80% du coût d’acquisition.
Par Amel Adjou

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