Khaled Ziari, ancien officier supérieur de la Dgsn et expert en sécurité, réagit : « L’agressivité d’Ennahar envers Hichem Aboud relève de la délinquance journalistique ! »
18 Apr, 2014
Le torchon arabophone Ennahar vient, encore une fois, de se distinguer par une indécence médiatique inégalée, à l’endroit de Aboud Hichem, directeur des quotidiens Mon Journal et Djaridati. A sa « une » d’hier : « Interpol pourchasse Aboud Hichem en Grèce !».
Quel crétinisme journalistique ! Le torchon outrepasse le stade de l’information objective pour entrer dans des considérations carrément subjectives et des affirmations mensongères flagrantes susceptibles de poursuites judiciaires. Le tout inspiré  d’intentions manifestes de nuire. On sait qui est derrière ce titre et quels en sont les avantages pour ses responsables, mais de là à oser s’attaquer frontalement à un confrère avec une telle cruauté expressive, relève de la délinquance journalistique. 
Pour Ennahar, Hichem Aboud est le déserteur de l’armée qui a échoué dans sa tentative de coup d’Etat visant la personne du président de la République. Accusation extrêmement grave et, évidemment, infondée. Quelle triste image que celle d’un quotidien à la solde de véreux décideurs gestionnaires, et qui profite d’une conjoncture autant permissive que corruptrice pour s’adonner, toute  honte bue, à une acrobatie informative outrancière contre un directeur d’un autre quotidien, portant, ainsi, atteinte à toute la corporation et décrédibilisant jusqu’à l’exercice de la profession.
Il est vrai que l’environnement souillé dans lequel nous évoluons depuis 1999 conforte toutes les inconduites et les dérives institutionnelles et personnelles. Rien ne nous étonne notamment le type de créatures à la tête de certains journaux. Laissons le temps faire son œuvre  et le changement sera inéluctable n’en déplaise à ces arrivistes à la rapacité cannibalique, à ces affairistes lépreux qui ont investi tous les corps d’activités depuis plus d’une décennie, à ces illettrés qui ont envahi la sphère journalistique réduisant la noblesse du métier à un activisme bananier et une errance plumitive grossière.